C'est une habitation de forme rectangulaire pouvant servir de résidence permanente ou secondaire. Elle doit être habitable à longueur d'année, construite sur un châssis remorquable, non sur fondations permanentes, et destinée à être raccordée aux services publics. Il s'agit ainsi d'une grande caravane construite en usine, et non sur place, dont le déplacement sur la voie publique doit être effectué par convoi exceptionnel. Un engin tracteur spécialisé est alors nécessaire à sa mise en place.
Le terme utilisé au Canada est « maison mobile »[2]. En Amérique du Nord, une telle construction n'est pas à strictement parler réservée aux loisirs. Bien qu'elle puisse être utilisée pour un terrain de camping ou comme résidence de villégiature, la plupart du temps il s'agit d'une demeure permanente stationné sur un terrain loué. Des communautés entières, appelés « parcs » de maisons mobiles, sont très courants aux États-Unis à cause des coûts plus faibles à l'acquisition que ceux d'une maison conventionnelle. Ils le sont beaucoup moins au Canada car elles sont peu adaptées au climat hivernal. Ces roulottes ou maisons sont très vulnérables au vent et une bonne partie des morts lors du passage des tornades ou d'ouragans se retrouvent dans les zones de maisons mobiles.
En France, la norme AFNOR NF S 56-410, entrée en vigueur le 20 décembre 1999, a donné une définition officielle de la « résidence mobile de loisirs » en clarifiant sa situation juridique. Les points principaux sont les suivants :
- la surface maximale de la résidence mobile est de 40 m². Au-delà c'est la réglementation sur les HLL (Habitation légère de loisirs) qui doit s'appliquer et un permis de construire sera nécessaire (selon l'Article R421-2 du Code de l'urbanisme),
- la résidence mobile doit conserver ses moyens de mobilité (sinon elle devient une HLL),
- elle n'est destinée qu'à un terrain de camping ou PRL (Parc résidentiel de loisirs),
- elle doit être une résidence de loisirs temporaire ou saisonnière (stationnement inférieur à 3 mois) et ne peut être une résidence principale (sauf si elle est sédentarisée depuis plus de 3 ans et qu'elle n'a pas fait l'objet de verbalisations, auquel cas s'applique la prescription triennale de l'action publique),
- les accessoires ne doivent pas entraver sa mobilité,
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la résidence mobile et ses accessoires ne peuvent occuper plus de 30 % de l'emplacement.

